C'est a Paris que l'ecrivain Pierre Herbart (1903-1974), s'est forme professionnellement. Revenu d'un voyage au Maroc et au Niger, il cotoie aux environs de Toulon, Andre Gaillard, Catherine Pozzi et Maurice Tranchant de Lunel. Rapide et dechirant comme un coup de couteau, son roman Le Rodeur (1930) prend place dans l'une des sensibilites litteraires de l'entre-deux guerres aux cotes du fantastique quotidien de Franz Hellens. Resolu a ne pas vivre dans le Malampia, un amalgame d'angoisse, de peurs et de volupte, qu'il fera, dans les annees 1970, ressurgir dans ses Souvenirs imaginaires, c'est en ecrivain dote d'un art de la feerie qu'il dessina quelques images de la vie de sa mere, Eugenie Combescot, de son frere Leon dit Loulou, Charlot banquier au sourire cocardier et de quelques autres qui n'avaient cesse et ne cesserent de l'aider jusque dans ses derniers instants.